Pratique du droit commercial en Afrique : L’ALSF tire le rideau sur la table-ronde des parties prenantes

23/11/2016

 

Les parties prenantes des secteurs du développement et du droit se sont réunis à Abidjan, en Côte d’Ivoire, les 21 et 22 novembre 2016 pour discuter du rôle de la Facilité africaine de soutien juridique (ALSF) dans le cadre de l’agenda global du développement et, en particulier, des liens entre les priorités de développement de l’Afrique et la pratique du droit commercial.

 

À l’initiative de l’ALSF, la première table-ronde des parties prenantes a été organisée dans l’optique de définir les stratégies et les priorités de la deuxième Stratégie à moyen terme de l’ALSF pour la période allant de 2018 à 2022.

 

Au nombre des participants à la table-ronde, figuraient des professionnels africains du droit et des praticiens du développement issus de la Banque africaine de développement (BAD), de la KfW, des membres des organes de gouvernance de l’ALSF, de l’Association des cabinets d’avocats d’affaires africains (ABLFA), du Canada et des Pays-Bas.

 

Dans son discours d’ouverture, Charles Boamah, Vice-président de la BAD chargé des Finances et Président du Conseil de gouvernance de l’ALSF, a déclaré que l’ALSF a un rôle important à jouer dans ses interactions avec les gouvernements et que l’interdépendance du droit et du développement est important.

 

Il a ajouté que les secteurs prioritaires de la BAD, à savoir l’énergie, l’agriculture, l’industrialisation, l’intégration régionale et l’amélioration de la qualité de vie des Africains, sont les priorités de base de nombreux gouvernements africains. « Le rôle de l’ALSF en tant qu’intermédiaire dans les discussions, en facilitant la mise en place des ingrédients manquants indispensables à la conclusion probante d’accords qui ont un impact sur le développement dans les domaines prioritaires de l’Afrique, est essentiel », a-t-il souligné.

 

Dans sa communication, Stephen Karangizi, Directeur de l’ALSF, a expliqué que la Facilité a été créée à la demande des États africains et est donc particulièrement bien placée pour aider les gouvernements africains à intervenir sur le terrain souvent complexe des négociations. Il a ajouté qu’une approche holistique couvrant tous les aspects des négociations, y compris la politique et le cadre juridique approprié qui examinent l’ensemble des interactions de l’investissement avec les divers secteurs est importante. Il a souligné que l’existence d’un bon cadre juridique dans tout pays est essentielle en raison de la certitude qu’il crée, facilitant ainsi la création d’un environnement favorable aux entreprises.

 

M. Karangizi a décrit les conditions macroéconomiques auxquelles les pays africains sont confrontés, ainsi que l’impact et les résultats des interventions en cours de l’ALSF. Il a présenté les défis rencontrés par l’ALSF dans le cadre de la collaboration avec les gouvernements africains, ainsi que les options visant à améliorer la capacité de l’ALSF à mieux répondre aux diverses demandes des gouvernements africains.

 

Au cours de la consultation, les principales parties prenantes ont débattu des domaines possibles d’engagement futur et des principaux partenaires qui doivent être impliqués à divers niveaux, afin de réaliser un impact et d’exercer une influence plus importants.

 

Les délégués ont reconnu que les gouvernements africains sont confrontés à un large éventail de défis dans l’environnement juridique. Il est donc nécessaire de procéder à une hiérarchisation des priorités en fonction des besoins des gouvernements africains.

 

En outre, tout en notant que les piliers stratégiques de l’ALSF – à savoir les services de conseil, l’appui en matière de litiges, la gestion des connaissances et le renforcement des capacités – restent des domaines d’intervention valables, les délégués ont reconnu la nécessité de partenariats visant à renforcer les synergies nécessaires à la mise en œuvre efficace d’une approche holistique qui couvrent les aspects complémentaires des services fournis aux gouvernements africains.

 

Dans son discours de clôture, Hélène N’Garnim-Ganga, Conseillère juridique générale à la BAD, a soutenu la nécessité d’une meilleure coordination pour mieux répondre aux priorités des gouvernements africains.

 

L’ALSF est une institution publique internationale, hébergée par le Groupe de la Banque africaine de développement. Elle a pour mandat de soutenir les États africains en leur fournissant des services de conseil juridique dans le cadre des litiges avec les fonds vautours et la négociation de transactions commerciales complexes.




23/11/2016

 

Les parties prenantes des secteurs du développement et du droit se sont réunis à Abidjan, en Côte d’Ivoire, les 21 et 22 novembre 2016 pour discuter du rôle de la Facilité africaine de soutien juridique (ALSF) dans le cadre de l’agenda global du développement et, en particulier, des liens entre les priorités de développement de l’Afrique et la pratique du droit commercial.

 

À l’initiative de l’ALSF, la première table-ronde des parties prenantes a été organisée dans l’optique de définir les stratégies et les priorités de la deuxième Stratégie à moyen terme de l’ALSF pour la période allant de 2018 à 2022.

 

Au nombre des participants à la table-ronde, figuraient des professionnels africains du droit et des praticiens du développement issus de la Banque africaine de développement (BAD), de la KfW, des membres des organes de gouvernance de l’ALSF, de l’Association des cabinets d’avocats d’affaires africains (ABLFA), du Canada et des Pays-Bas.

 

Dans son discours d’ouverture, Charles Boamah, Vice-président de la BAD chargé des Finances et Président du Conseil de gouvernance de l’ALSF, a déclaré que l’ALSF a un rôle important à jouer dans ses interactions avec les gouvernements et que l’interdépendance du droit et du développement est important.

 

Il a ajouté que les secteurs prioritaires de la BAD, à savoir l’énergie, l’agriculture, l’industrialisation, l’intégration régionale et l’amélioration de la qualité de vie des Africains, sont les priorités de base de nombreux gouvernements africains. « Le rôle de l’ALSF en tant qu’intermédiaire dans les discussions, en facilitant la mise en place des ingrédients manquants indispensables à la conclusion probante d’accords qui ont un impact sur le développement dans les domaines prioritaires de l’Afrique, est essentiel », a-t-il souligné.

 

Dans sa communication, Stephen Karangizi, Directeur de l’ALSF, a expliqué que la Facilité a été créée à la demande des États africains et est donc particulièrement bien placée pour aider les gouvernements africains à intervenir sur le terrain souvent complexe des négociations. Il a ajouté qu’une approche holistique couvrant tous les aspects des négociations, y compris la politique et le cadre juridique approprié qui examinent l’ensemble des interactions de l’investissement avec les divers secteurs est importante. Il a souligné que l’existence d’un bon cadre juridique dans tout pays est essentielle en raison de la certitude qu’il crée, facilitant ainsi la création d’un environnement favorable aux entreprises.

 

M. Karangizi a décrit les conditions macroéconomiques auxquelles les pays africains sont confrontés, ainsi que l’impact et les résultats des interventions en cours de l’ALSF. Il a présenté les défis rencontrés par l’ALSF dans le cadre de la collaboration avec les gouvernements africains, ainsi que les options visant à améliorer la capacité de l’ALSF à mieux répondre aux diverses demandes des gouvernements africains.

 

Au cours de la consultation, les principales parties prenantes ont débattu des domaines possibles d’engagement futur et des principaux partenaires qui doivent être impliqués à divers niveaux, afin de réaliser un impact et d’exercer une influence plus importants.

 

Les délégués ont reconnu que les gouvernements africains sont confrontés à un large éventail de défis dans l’environnement juridique. Il est donc nécessaire de procéder à une hiérarchisation des priorités en fonction des besoins des gouvernements africains.

 

En outre, tout en notant que les piliers stratégiques de l’ALSF – à savoir les services de conseil, l’appui en matière de litiges, la gestion des connaissances et le renforcement des capacités – restent des domaines d’intervention valables, les délégués ont reconnu la nécessité de partenariats visant à renforcer les synergies nécessaires à la mise en œuvre efficace d’une approche holistique qui couvrent les aspects complémentaires des services fournis aux gouvernements africains.

 

Dans son discours de clôture, Hélène N’Garnim-Ganga, Conseillère juridique générale à la BAD, a soutenu la nécessité d’une meilleure coordination pour mieux répondre aux priorités des gouvernements africains.

 

L’ALSF est une institution publique internationale, hébergée par le Groupe de la Banque africaine de développement. Elle a pour mandat de soutenir les États africains en leur fournissant des services de conseil juridique dans le cadre des litiges avec les fonds vautours et la négociation de transactions commerciales complexes.

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